Canicule
Qu'est-ce qu'une canicule ?
La canicule se définit comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et la durée.
Comprendre le phénomène
- il fait très chaud
- la nuit, la température ne descend pas, ou très peu
- cela dure plusieurs jours.
Quels sont les risques liés à la canicule ?
- Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs. Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur (hyperthermie – température supérieure à 40°C avec altération de la conscience).
- En ce qui concerne l’enfant et l’adulte, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation.
- Chez les travailleurs manuels, travaillant notamment à l’extérieur, le corps exposé à la chaleur transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Il y a un risque de déshydratation.
Quelles sont les personnes à risque ?
- Les personnes âgées de plus de 65 ans.
- Les nourrissons et les enfants, notamment les enfants de moins de 4 ans.
- Les travailleurs manuels, travaillant notamment à l’extérieur (BTP, maçons, etc.).
D’autres personnes sont également susceptibles d’être plus à risque en période de canicule
- Les personnes confinées au lit ou au fauteuil.
- Les personnes souffrant de troubles mentaux (démences), de troubles du comportement, de difficultés de compréhension et d’orientation ou de pertes d’autonomie pour les actes de la vie quotidienne.
- Les personnes ayant une méconnaissance du danger.
- Les personnes sous traitement médicamenteux au long cours ou prenant certains médicaments pouvant interférer avec l’adaptation de l’organisme à la chaleur.
- Les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologies aiguës au moment de la vague de chaleur.
- Les personnes en situation de grande précarité, les personnes non conscientes du danger.
Exemples historiques
En 2003, durant l’été, la France a connu une canicule exceptionnelle qui a entraîné une surmortalité estimée à près de 15 000 décès. Le pays n’avait jamais été confronté à de telles conséquences sanitaires engendrées par une chaleur extrême. Ce phénomène a révélé la nécessité d’adapter le dispositif national de prévention et de soins et de mettre en place le Plan Canicule.
En 2006, la France a connu une autre vague de chaleur importante. Une étude menée conjointement par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a permis de démontrer que l’excès de mortalité observé en juillet 2006 et lié à cette vague de chaleur a été trois fois moins important que ce qu’il aurait été au regard des études antérieures de modélisation chaleur/mortalité (2000 au lieu de 6500). Cette réduction importante observée sur la mortalité attendue face à une telle vague de chaleur découle probablement de l’appropriation, par les citoyens, des messages de prévention diffusés par les autorités publiques.
L’épisode de canicule survenu au mois d’août 2009 a été une nouvelle occasion de confirmer la robustesse de ce plan.
Plan Canicule
- Le premier est un niveau à périodicité annuelle obligatoire du 1er juin au 31 août : la veille saisonnière.
- Lorsqu’une vague de chaleur est prévue ou en cours, le niveau de mise en garde et d’actions (MIGA) est activé par le Préfet. Il rappelle à la population les actions de mise en garde individuelle à mettre en œuvre. A ce niveau correspond une série d’actions préventives qui sont réalisées par les services publics de façon adaptée à l’intensité et à la durée du phénomène .
- Dans le cas où la canicule s’accompagne de conséquences qui dépassent le champ sanitaire, le niveau de mobilisation maximale est activé.






