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Pour une meilleure prévention des risques d’inondation
Mieux protéger et prévenir les risques de submersion maritime : tel est l’objectif du plan national de submersions rapides que le premier ministre vient de valider. Un an après la tempête Xynthia, ce plan fixe les priorités pour réduire la vulnérabilité des territoires soumis aux risques de submersion marine et d’inondation.(crédit photo : AFP)
Ce dispositif, qui comprend plus de 60 actions concrètes, identifie quatre volets prioritaires :
- la maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risque. Cet axe comprend notamment l’élaboration de 242 nouveaux plans de prévention prioritaires et 68 autres devront être révisés dans les 3 ans ;
- l’amélioration des systèmes de surveillance, de prévision et d’alerte. Pour cela, Météo-France et le Service hydrographique et océanique de la marine (SHOM) mettront en place un dispositif de vigilance concernant le risque de submersion, en fin d’année 2011 . Les niveaux de vigilance seront signifiés pour chaque département littoral selon le code couleur en vigueur (du vert au rouge), en fonction des prévisions de hauteur de niveau de mer et de hauteur des vagues ;
- l’entretien et la fiabilisation des digues. Comme le gouvernement l’avait annoncé en juillet 2010, 500 millions d’euros sur six ans seront consacrés à la réalisation de travaux de confortement ou de rehaussement de 1200 km de digues fluviales et maritimes. Dès le mois de mars 2010, des travaux avaient d’ailleurs été réalisés sur les digues endommagées par la tempête Xynthia ;
- le développement d’une véritable culture du risque. Des plans communaux de sauvegarde (PCS) devront être désormais établis dès la prescription d’un plan de prévention des risques (PPR), et non plus après l’approbation de celui-ci. Dans ce cadre, l’Etat incitera les communes à organiser des exercices grandeur nature d’évacuation, afin de sensibiliser et de préparer les habitants à de tels risques.
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’écologie et du développement durable, souligne qu’ « au-delà de ces mesures, il nous faudra également résister à la tentation de l’oubli car c’est notre capacité collective à entretenir le souvenirs de tels drames qui est la meilleure qui est la meilleure garantie pour éviter les erreurs du passé en particulier en matière d’aménagement et d’urbanisation ».
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
- le dossier complet sur le site du Ministère du développement durable ;
- la fiche "inondation" du portail de prévention des risques majeurs.
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