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En termes réglementaires

La lutte contre les maladies des animaux est une priorité et se fait grâce à l’intervention de l’Etat par des actions concertées, collectives, systématiques et des moyens financiers, techniques et humains. La détection et la maîtrise précoce d’un foyer primaire constituent un point essentiel du dispositif de lutte. La vigilance de tous les acteurs - éleveurs, vétérinaires, organisations professionnelles, laboratoires vétérinaires, services de l’Etat - est capitale.

En cas de suspicion ou de confirmation de maladie réputée contagieuse (MRC) à caractère épizootique, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche déploie le plan d’intervention sanitaire d’urgence défini à l’échelle nationale. Au niveau local, chaque préfet met en place dans son département les plans d’intervention sanitaire d’urgence qui en découlent qui sont immédiatement déclenchés en cas de suspicion et, a fortiori, en cas de confirmation de maladie réputée contagieuse à caractère épizootique. Les directions départementales en charge de la protection des populations sont impliquées dans la mise en œuvre de ces plans.

Quelques exemples avec la fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie qui n’affecte pas l’homme, et l’influenza aviaire.

FCO : les éleveurs sont appelés à notifier tout symptôme suspect au vétérinaire sanitaire de l’exploitation. Dans le cas d’un foyer de FCO, instauration d’un périmètre interdit et d’une zone réglementée au sein desquelles sont appliquées des contraintes sanitaires strictes destinées à prévenir la diffusion de la maladie : contrôles, voire restriction des mouvements d’animaux, désinsectisation des animaux,des bâtiments d’élevage et des véhicules de transport… Cette maladie n’affecte que les ruminants et n’est pas transmissible à l’homme.

Influenza aviaire : le dispositif de prévention et de lutte repose sur une surveillance continue de la faune sauvage et des élevages, et sur la mise en place de mesures proportionnées au niveau de risque. Ce dispositif s’appuie sur une grille de mesures de protection des élevages graduées en fonction de six niveaux de risque : négligeable (distingué en deux niveaux 1 et 2), faible, modéré, élevé, très élevé. Les services vétérinaires français, en collaboration avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont mobilisés de façon permanente et efficace pour assurer la nécessaire vigilance et la mise en place des mesures sanitaires adéquates.