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Feux de forêtsComprendre le phénomène

Qu’est-ce qu’un incendie ?

On parle d’incendie de forêt lorsque le feu concerne une surface minimale d’un hectare d’un seul tenant, et qu’une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite.
La dénomination vaut aussi pour les incendies des formations subforestières de plus petite taille :

  • le maquis, formation fermée et dense sur sol siliceux ;
  • la garrigue, formation plutôt ouverte sur sol calcaire ;
  • les landes, formations sur sols acides, assez spécifiques de l’ouest de la France (Vendée et Bretagne), composées de genêts et de petits arbustes.

Généralement, la période de l’année la plus propice aux feux de forêt est l’été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d’une faible teneur en eau des végétaux s’ajoute une forte fréquentation de ces espaces. Mais en fin d’hiver et début de printemps, une autre période de danger peut se développer notamment dans le massif landais ou dans les zones de moyenne montagne.

Un feu de forêt peut être d’origine naturelle (dû à la foudre ou à une éruption volcanique) ou humaine : intentionnel (conflit d’occupation du sol, pyromanie...) ou résultant d’une imprudence (barbecue, mégot de cigarette, feu d’écobuage mal contrôlé, travaux...).

Comment un incendie se développe-t-il ?

Pour qu’il y ait inflammation et combustion, trois facteurs doivent être réunis :

  • présence d’un combustible, qui peut être n’importe quel matériau pouvant brûler ;
  • présence d’une source externe de chaleur (flamme ou étincelle) ;
  • présence d’oxygène pour alimenter le feu.

Un feu peut prendre différentes formes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe :

  • Les feux de sol. Ils brûlent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible ;
  • Les feux de surface. Ils consument les strates basses de la végétation, c’est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement et affectent la garrigue ou les landes ;
  • Les feux de cimes. Ils atteignent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu qui libèrent en général de grandes quantités d’énergie. Leur vitesse de propagation est très élevée et ils sont particulièrement intenses et difficiles à contrôler lorsque le vent est fort et le combustible sec.

Exemples historiques de la lutte contre les feux de forêts

En 2009 le bilan des surfaces touchées par les incendies est de 30% inférieur à la moyenne décennale, cela, dans un contexte climatique caractérisé par des températures élevées, une sécheresse marquée, et les conséquences de la tempête Klaus sur le massif forestier landais. Près de 17 000 hectares ont été ainsi parcourus par le feu dont 11 100 ha dans les départements méditerranéens. Ces bons résultats démontrent l’efficacité du dispositif mis en œuvre, et, notamment, le rôle des différentes composantes du dispositif : les SDIS, les FORMISC (formations militaires de la sécurité civile) qui ont effectués 500 missions de surveillance et sont intervenus sur 180 départs de feu. Le détachement d’avions bombardiers d’eau en juillet et août à Bordeaux a permis de contrôler les feux potentiellement dangereux dans le massif landais.

Par ailleurs près d’un millier de personnels forestiers spécialisés en matière de DFCI employés par l’ONF et certains conseils généraux en zone méditerranéenne participent à la lutte contre les feux naissants. Dans le massif forestier des Landes de Gascogne, le travail de gestion sylvicole et d’équipement et d’entretien accompli par les associations syndicales autorisées (ASA) de DFCI facilitent l’organisation de la lutte.

2003, année record, de juillet à septembre 2003, près de 60.000 hectares ont été brûlés dans les départements méditerranéens, dont 20.000 hectares en Haute-Corse et 18.000 dans le Var. Dix personnes ont trouvé la mort dans ces incendies.

Le 20 août 1949, dans la région de Cestas (Gironde), 82 personnes trouvent la mort et 140 000 hectares de forêts sont détruits.

Les feux de forêt
Extrait du DVD Face aux risques - CNDP