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Risques naturels

Qu’est-ce qu’un tsunami ?

Le terme tsunami est un mot japonais composé de tsu, « port », « gué », et de nami, « vague » ; il signifie littéralement « vague portuaire ».
 
Le tsunami se manifeste par une série de vagues géantes pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de haut. La plus grosse vague est rarement la première, mais plutôt l’une des vagues suivantes qui, outre sa propre énergie potentielle, récupère l’énergie d’une vague qui s’est déjà brisée et retourne vers la mer. L’espacement dans le temps (entre 20 et 40 minutes) de ces vagues les rend particulièrement dangereuses car les populations qui ont échappé à la première vague pensent souvent que la catastrophe est terminée et se rendent près des rivages pour constater les dégâts et porter secours. La plupart des tsunamis sont comme des coulées pleines de débris.

Comment ça marche ?

Un tsunami se crée lorsqu’une grande masse d’eau est déplacée. Si l’on exclut les cas très particuliers de tsunamis qui seraient générés par une explosion d’origine humaine ou par l’impact d’une météorite, on peut dire que les tsunamis ont toujours une origine géologique.
 
Suite à un séisme, un glissement de terrain ou une éruption volcanique, la couche océanique est ébranlée, avec un soulèvement, et parfois un affaissement. La surface de l’eau commence alors à osciller et les vagues se propagent dans toutes les directions.
 
Lorsqu’il atteint le littoral, le tsunami peut avoir des manifestations variables. Ainsi, plus le volume d’eau déplacé est grand, plus la distance parcourue par les tsunamis sera longue, plus le nombre de pays concernés sera élevé et plus les dégâts risquent d’être importants. Les scientifiques distinguent trois types de tsunamis.
 
  • Les tsunamis locaux, observables jusqu’à une centaine de kilomètres, sont provoqués par des séismes (d’une magnitude de 6,5 et 7,5), des glissements de terrain ou des éruptions volcaniques.
     
  • Les tsunamis régionaux qui se propagent sur une distance comprise entre 100 et 1000 km et sont générés presque uniquement par des séismes de subduction.
  • Les télétsunamis, capables de détruire les côtes à des milliers de kilomètres de la source.

Les tsunamis dépendent en outre du relief des côtes. Alors que les pentes fortes réfléchissent les vagues, dans les pentes douces, l’amplitude des vagues augmente. De même, un îlot sera protégé par la barrière de corail qui « casse » les vagues. 

Quelles sont les manifestations concrètes d’un tsunami ?

  • Retrait de la mer loin de la côte puis remontée très rapide qui engendre des courants violents et destructeurs.
     
  • Selon le relief du littoral, l’effet de la vague est amplifié.
     
  • De même, dans les ports et les baies qui constituent un espace fermé, les vagues vont se succéder les unes après les autres à un intervalle de 10 à 20 minutes, avec des courants importants et des tourbillons.
     
  • Enfin, dans les situations extrêmes, le tsunami se manifeste par une série de vagues géantes pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de haut espacées dans le temps (entre 20 et 40 minutes).

Exemples historiques

Le 11 mars 2011, au Japon, un séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter déclenche un tsunami. Des vagues de 10 mètres de haut déferlent sur Sendai, dans le nord-est du pays.
 
Le 29 septembre 2009, après un séisme de 8,3 sur l’échelle de Richter, des vagues de 3 à 9 mètres balayent les Samoa américaines et les Samoa (ex-Occidentales). La capitale des Samoa américaines, Pago Pago, est submergée. Le tsunami fait près de 200 morts.
 
Le 17 juillet 2006, un séisme de 7,7 sur l’échelle de Richter au large de la côte sud de Java à 335 km de Jakarta provoque un tsunami faisant plus de 600 morts, près 1 000 de blessées et environ 100 000 sinistrées.
 
Le 26 décembre 2004, dans l’océan Indien, un séisme de magnitude 9,1 à 9,3 au large de l’Indonésie provoque un tsunami qui touche les pays d’Asie du Sud et dans une moindre mesure les côtes orientales de l’Afrique. Au moins 285 000 victimes sont recensées (bilan officiel au 30/01/2005).
 
Le 16 octobre 1979, une partie de la plate-forme de remblaiement de l’aéroport de Nice disparaissait dans la mer. Quelques minutes plus tard, après une baisse relative du niveau de la mer, un tsunami submergeait le littoral et une vague estimée entre 2,5 et 3,5 m de haut déferlait sur la plage de la Salis à Antibes.

Textes réglementaires

Les dossiers départementaux des risques majeurs (DDRM) recensent, dans chaque département, les risques par commune.

En décembre 2004, après le tsunami de Sumatra, un quatrième chantier a été ajouté au plan séisme, consacré à la prévention du risque de tsunami. Initié en 2005 et confié à la direction de la prévention des pollutions et des risques (DPPR), ce programme d’action s’étend jusqu’en 2011 et repose sur trois axes : l’évaluation de l’aléa, la mise en place d’un système d’alerte et la sensibilisation de la population.

La France a décidé d’établir à la Réunion un centre national d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien, à vocation régionale (CNATOI). Dès avril 2005, les dispositions techniques nécessaires ont été prises afin de recevoir les messages des centres d’alerte au tsunami de Hawai et de Tokyo et de rediffuser ces informations aux États de la zone. Le préfet de la Réunion ainsi que ceux de Mayotte et des Terres Australes et Antarctiques françaises sont systématiquement destinataires des alertes transmises par le CNATOI. S’agissant du réseau d’instruments de mesure, deux marégraphes et cinq sismographes temps réel renforcent aujourd’hui le système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien
 

 

 

 

Qu’est-ce qu’une tempête ?

On parle de tempêtes lorsque les vents dépassent 89 km/h (soit 48 nœuds - degré 10 de l’échelle de Beaufort). Une tempête correspond à l’évolution d’une perturbation atmosphérique (ou dépression). Cette dernière provoque des vents violents, de fortes précipitations et parfois des orages.

Les tempêtes peuvent avoir un impact considérable aussi bien pour l’homme que pour ses activités ou pour son environnement (les chutes d’arbres des forêts, les dégâts des habitats, des ports...). Le nombre de victimes peut être plus ou moins important selon le lieu, l’étendue et la puissance de la tempête. Les conséquences des tempêtes sont principalement économiques car elles engendrent des arrêts ou des perturbations d’activités. Les destructions ou les dommages sur les édifices privés ou publics, les infrastructures industrielles ou de transports, etc., provoquent en effet des pertes financières importantes.

Comment se développe une tempête ?

Les tempêtes prennent naissance par contrastes thermiques horizontaux de l’air et, contrairement aux cyclones, elles peuvent continuer à se renforcer lors de leur passage sur terre. 
Une tempête se forme lorsque deux masses d’air, aux caractéristiques distinctes (température, teneur en eau), se confrontent. De cette rencontre, naissent des vents pouvant être très violents. 

Les tempêtes "classiques" des régions tempérées surviennent surtout au cours des mois d’automne et d’hiver, notamment en janvier et février, voire en novembre et décembre (moins souvent en octobre ou en mars). Les cas de tempêtes recensés au cours des autres mois de l’année sont beaucoup plus rares. Cette répartition temporelle des événements tempétueux explique la dénomination de "tempêtes d’hiver". Elle est notamment due au fait que les océans étant encore relativement chauds et l’air polaire déjà froid, le gradient de température (taux de variation d’un élément météorologie en fonction de la distance) entre les deux masses d’air en jeu est important. La puissance de la tempête est d’autant plus forte que ce gradient est élevé.

 

 

 

Exemples historiques

Depuis 1950, une centaine de tempêtes a touché l’Europe, faisant des milliers de victimes et des milliards d’euros de dommages.

Celle de 1999 reste la plus marquante. Les 26 et 28 décembre 1999, deux tempêtes des latitudes moyennes en développement rapide, nommées respectivement Lothar et Martin, ont traversé successivement la France d’ouest en est.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia a eu des conséquences dramatiques avec 52 décès dénombrés. Provoqué par un phénomène météorologique d’une violence exceptionnelle combinant quatre facteurs : un événement nocturne, des vents forts, une marée haute de forte amplitude et des basses pressions augmentant l’effet de surcote, ce phénomène a entraîné à la fois la submersion des digues et remblais côtiers et leur rupture en certains endroits, provoquant les inondations meurtrières.

Textes réglementaires

  • Au niveau communal, c’est le maire qui, détenteur des pouvoirs de police, a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. 
     
  • Au niveau départemental, et lorsque plusieurs communes sont concernées, c’est le préfet qui, en tant que directeur des opérations de secours, a la charge d’élaborer et de mettre en application le plan de secours départemental (plan ORSEC).

 

Qu’est-ce qu’un séisme ?

Un séisme (ou tremblement de terre) correspond à une fracturation (processus tectonique aboutissant à la formation de fractures des roches en profondeur), le long d’une faille généralement préexistante. Cette rupture s’accompagne d’une libération soudaine d’une grande quantité d’énergie qui se traduit en surface par des vibrations plus ou moins importantes du sol.
Les vibrations du sol peuvent induire des mouvements de terrain ou la liquéfaction des sols et provoquer également des raz de marée ou tsunamis si leur origine est sous-marine.

Face à ces effets, on dénombre trois sortes d’enjeux

  • Humains, car le séisme est le risque majeur potentiellement le plus meurtrier en France.
  • Economiques, du fait des détériorations et des dommages aux habitations, aux usines, aux bâtiments commerciaux, bâtiments publics et infrastructures.
  • Environnementaux, suite aux mouvements des sols qui peuvent par ailleurs provoquer des pollutions industrielles par l'endommagement des usines.

Comment ça marche ?

La fracturation des roches en profondeur est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, créant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint. Les efforts tectoniques peuvent occasionner des déplacements au niveau d’une faille, lieu du « foyer ». À la surface du sol, le point situé à la verticale du foyer est appelé épicentre.
 
Le foyer peut être situé à faible profondeur de quelques kilomètres seulement, on parle alors de séisme superficiel. S’il se situe à grande profondeur, c’est-à-dire à plusieurs dizaines, voire à des centaines de kilomètres, on parle alors de séisme profond.
 
Le séisme est d’autant plus violent en surface que la quantité d’énergie emmagasinée au niveau de la faille avant le séisme est importante et que la faille est proche de la surface.

 L’échelle de Richter

L’échelle de Richter, établie par Charles Richter, mesure la magnitude des séismes qui est évaluée à partir de l’amplitude des ondes sismiques enregistrées sur le sismographe. Elle sert de référence sur le plan scientifique mais au plan pratique, une seconde échelle dite « d’intensité » est plus utilisée.

Exemples historiques

En avril 2011, un séisme de magnitude 7,1 se produit dans l'océan Indien à 300 km au sud de l'île de Java.

Le 11 mars 2011, un séisme d'une magnitude de 8,9 a touché le Japon. S’en suivra la catastrophe de Fukushima (voir « Accident nucléaire).

Le 12 janvier 2010 à Haïti, le très important séisme de magnitude 7,0 survenu non loin de Port-au-Prince. Un bilan fait état de plus de 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 millions de sans-abris.

Dans la nuit du 5 au 6 Avril 2009 en Italie un séisme, de magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter est survenu dans la région des Abruzzes, à proximité de la ville de l’Aquila, à une centaine de kilomètres au Nord-Est de Rome. Il a fait près de 300 morts et quelque 58 000 sans-abri.

Le 26 décembre 2003, en Iran, la ville de Bam est frappée par un séisme d’une magnitude de 6,3. On dénombre 26 000 morts et la ville est détruite à 80 %.

Le 13 août 1967, à Arette dans les Pyrénées-Atlantiques, un séisme d’un niveau de 5,3 sur l’échelle de Richter fait 1 mort et 2000 habitations sont endommagées.

Le 11 juin 1909, dans le Sud-Est de la France, un séisme d’une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter fait 46 morts et 2000 constructions sont endommagées. 

Le 8 février 1843 en Guadeloupe, un séisme très puissant de magnitude estimée entre 7,5 et 8 détruit la ville de Pointe-à-Pitre.

Le 11 janvier 1839 en Martinique, un séisme d'une magnitude estimée entre 7 et 7,5 provoque de nombreux dégâts dans toute l'île et entraine la mort de nombreuses personnes.

Textes réglementaires

Au niveau communal, c’est le maire, détenteur des pouvoirs de police, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. À cette fin, il prend les dispositions lui permettant de gérer la crise et peut, si nécessaire, faire appel au préfet, représentant de l’État dans le département.
En cas de séisme, lorsque plusieurs communes sont concernées, les plans de secours départementaux (tels les plans ORSEC) sont mis en application, conformément à la loi du 22 juillet 1987 et celle du 13 Août 2004. Ils fixent l’organisation de la direction des secours et permettent la mobilisation des moyens publics et privés nécessaires à l’intervention. Ils prévoient notamment l’organisation des transports, de la circulation, de l’accueil et de la protection des sinistrés, ainsi que de la surveillance contre le pillage.
Dans chaque département, c’est le préfet qui élabore et déclenche les plans de secours ; il est directeur des opérations de secours. Lorsqu’elles intéressent le territoire de plusieurs départements, le Premier ministre peut placer le pilotage des opérations de secours sous la direction du représentant de l’État dans l’un de ces départements ou recourir au préfet de la zone de défense concernée.
Il existe une veille permanente assurée par des centres départementaux, interrégionaux (ce sont les zones de défense) et nationaux. Leur coordination est assurée par la direction de la défense et de la sécurité civile du ministère de l’Intérieur.

 

Qu’est-ce qu’un mouvement de terrain ?

Un mouvement de terrain est un déplacement, plus ou moins brutal, du sol ou du sous-sol.

  • Les mouvements lents entraînent une déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’homme. Ils regroupent principalement les affaissements, les tassements, les glissements, le retrait-gonflement. 
  • Les mouvements rapides se propagent de manière brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs, les éboulements et les coulées boueuses. 

Les mouvements de terrain, qu’ils soient lents ou rapides, peuvent entraîner un remodelage des paysages. Celui-ci peut se traduire par la destruction de zones boisées, la déstabilisation de versants ou la réorganisation de cours d’eau.

Comment se produisent les mouvements de terrain ?

Les mouvements lents et continus 

  • Les tassements et les affaissements : certains sols compressibles peuvent se tasser sous l’effet de surcharges (constructions, remblais, circulation d’engins) ou en cas d’assèchement (drainage, pompage). Ce phénomène est à l’origine de l’affaissement de sept mètres de la ville de Mexico et du basculement de la tour de Pise. 
  • Le retrait-gonflement des argiles : les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (période sèche). 
  • Les glissements de terrain : ils se produisent généralement en situation de forte saturation des sols en eau. Ils peuvent mobiliser des volumes considérables de terre, qui se déplacent le long d’une pente.

Les mouvements rapides et discontinus 

  • Les effondrements de cavités souterraines : l’évolution des cavités souterraines naturelles (dissolution de gypse) ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains) peut entraîner l’effondrement du toit de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement visible, le plus souvent comme un trou de forme circulaire. 
  • Les écroulements et les chutes de blocs : l’évolution des falaises et des versants rocheux engendre des chutes de pierres (volume inférieur à 1 dm3), des chutes de blocs (volume supérieur à 1 dm3) ou des écroulements en masse (volume pouvant atteindre plusieurs millions de m3). Les blocs isolés rebondissent ou roulent sur le versant, tandis que dans le cas des écroulements en masse, les matériaux "s’écoulent" à grande vitesse sur une très grande distance (cas de l’écroulement du Granier en Savoie qui a parcouru une distance horizontale de 7 km).
 

Les coulées boueuses et torrentielles sont caractérisées par un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide. Les coulées boueuses se produisent sur des pentes, par dégénérescence de certains glissements avec afflux d’eau. Les coulées torrentielles se produisent dans le lit de torrents au moment des crues.

 

Exemples historiques

Le 8 août 2010, les glissements de terrain survenus après de fortes pluies dans le Gansu, au nord-ouest de la Chine, font plusieurs centaines de morts. 

Le 10 mai 2010, à Québec au Canada, un glissement de terrain cause la mort de 4 personnes à Saint-Jude. Leur maison, en bordure de la rivière Salvail, est emportée.

Le 6 septembre 2008, en Égypte, un glissement de terrain détruit une grande partie du bidonville d’Ezbet Bekhit à l'est du Caire fait plusieurs dizaines de morts. 

Le 17 février 2006, aux Philippines, une coulée de boue ensevelit Guinsaugon faisant plus de 1000 morts.

Le 15 décembre 1999, au Venezuela, les pluies torrentielles entrainent inondations et glissements de terrain. La région la plus touchée est au nord de Caracas et s'étend sur 50 km le long de la côte dans l'État de Vargas. La « tragédie de Vargas » provoque entre 30 000 et 50 000 morts, mais il ne s'agit que d'estimations puisque seulement 10 000 corps sont retrouvés. 

En 1994, à La Salle-en-Beaumont dans l’Isère, un glissement consécutif à des précipitations importantes provoque 4 décès et entraîne la destruction de plusieurs maisons ainsi que de l’église.

En 1248, un écroulement au mont Granier en Savoie entraîne plusieurs milliers de morts et détruit plusieurs villages.

Textes réglementaires

La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L.125.2 du Code de l’environnement.
Établi sous l’autorité du préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’Etat mises en place.
 
 
Le maire élabore un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affichage. Ces deux documents sont disponibles en mairie.
Le plan de communication établi par le maire peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargés de l’environnement et de la sécurité civile (arrêté du 27 mai 2003).

Plan de communication

Le maire peut imposer ces affiches :

  • dans les locaux accueillant plus de 50 personnes, 
  • dans les immeubles regroupant plus de 15 logements, 
  • dans les terrains de camping ou de stationnement de caravanes regroupant plus de 50 personnes,
  • les propriétaires de terrains ou d’immeubles doivent assurer cet affichage (sous contrôle du maire) à l’entrée des locaux ou à raison d’une affiche par 5 000 m² de terrain.

L’alerte et les consignes

Le signal national d’alerte consiste en trois émissions successives d’une minute chacune et séparées par des intervalles de cinq secondes, d’un son modulé en amplitude ou en fréquence. Des essais ont lieu le premier mercredi de chaque mois à midi. Le signal est diffusé par tous les moyens disponibles et notamment par le réseau national d’alerte et les équipements des collectivités territoriales. Il est relayé par les dispositifs d’alarme et d’avertissement dont sont dotés les établissements recevant du public, et par les dispositifs d’alarme et de détection dont sont dotés les immeubles de grande hauteur. Pour les mouvements de terrain, ce signal ne sera diffusé que pour les phénomènes de grande ampleur. En effet, l’évolution de ces derniers étant régulièrement surveillée, ce n’est qu’en cas d’aggravation que l’alerte est déclenchée. Dans les autres cas, le temps d’alerte avant un événement exceptionnel est court, voire inexistant.
Les messages d’alerte contiennent des informations relatives à l’étendue du phénomène (tout ou partie du territoire national) et indiquent la conduite à tenir. Ils sont diffusés par les radios et les télévisions.

 

 

 

Qu’est-ce qu’une inondation ?

L’inondation est une submersion temporaire, par l’eau, de terres qui ne sont pas submergées en temps normal. Cette notion recouvre les inondations dues aux crues de rivières, des torrents de montagne et des cours d’eau intermittents méditerranéens ainsi que les inondations dues à la mer dans les zones côtières. L’inondation est un phénomène naturel qui constitue une menace susceptible de provoquer des pertes de vie humaine, le déplacement de populations et des arrêts ou des perturbations d’activités économiques. Elle peut également nuire à l’environnement et compromettre gravement le développement économique. C’est la catastrophe la plus fréquente : la moitié des catastrophes naturelles mondiales sont des inondations. Certaines sont liées à des phénomènes qui se renouvellent chaque année comme la mousson, d’autres à des circonstances météorologiques particulières, comme les cyclones ou les orages violents. Elles peuvent également être dues à l’effet simultané de plusieurs phénomènes : c’est souvent le cas des submersions marines provoquées par la combinaison d’une forte houle, de coefficients de marée élevés et parfois même d’une onde de tempête.
 
Toutefois, l’activité humaine aggrave le risque d’inondation. Ainsi, en zone inondable, le développement économique constitue l’un des principaux facteurs aggravants, par augmentation de la vulnérabilité. De plus, les aménagements (activités, voiries, remembrement agricole, déforestation…) modifient les conditions d’écoulement (imperméabilisation et ruissellement), tout en diminuant les champs d’expansion des crues. Sur les cours d’eau les aménagements (pont, enrochements) et le défaut chronique d’entretien de la part des riverains, aggravent le risque.
L’occupation des zones inondables par des bâtiments et matériaux sensibles à l’eau peut aussi générer, en cas de crue, un transport et un dépôt de produits indésirables, susceptibles de former des barrages, appelés embâcles. Leur rupture peut engendrer une inondation brutale des zones situées en aval.
 
En France, l’aménagement des zones inondables n’a pas toujours été réalisé avec la précaution qui s’imposait et avec le souci du développement durable.

Typologie

La montée lente des eaux en région de plaine 

  • Les inondations de plaine. La rivière sort de son lit lentement et peut inonder la plaine pendant une période relativement longue. 
  • Les inondations par remontée de nappe. Lorsque le sol est saturé d’eau, il arrive que la nappe affleure et qu’une inondation spontanée se produise. Ce phénomène concerne particulièrement les terrains bas ou mal drainés et peut perdurer.

La formation rapide de crues torrentielles consécutives à des averses violentes 

  • Les crues des rivières torrentielles et des torrents. Lorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d’eau, d’où des crues brutales et violentes dans les torrents et les rivières torrentielles. Le lit du cours d’eau est en général rapidement colmaté par des barrages que peuvent former le dépôt de sédiments et des bois morts.  Lorsqu’ils viennent à céder, ils libèrent une énorme vague, qui peut être mortelle.

Le ruissellement pluvial urbain 

  • Les crues rapides des bassins périurbains (à proximité d'une ville). L’imperméabilisation du sol (bâtiments, voiries, parkings, etc.) limite l’infiltration des pluies et accentue le ruissellement, ce qui occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau d’assainissement des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans les rues.

La submersion marine 

  • La submersion marine est une submersion des bords de mer par l’eau de mer. Les tempêtes provoquent des trains de houle qui, s’ils sont dirigés face aux côtes, peuvent déferler et envahir le littoral. Ces fortes vagues touchant la côte sont accentuées à marée haute particulièrement quand le coefficient de marée est plus haut que la moyenne, c’est à dire quand il y a surcote. Les surcotes et décotes sont les différences entre la marée prédite et la hauteur d’eau observée. Plus la dépression accompagnant la tempête est creuse plus la surcote sera accentuée. Selon les prévisions, le changement climatique à l’origine de la hausse du niveau de la mer dans les décennies à venir, amplifiera ce phénomène

Exemples historiques

Les inondations de la dernière décennie et de ce début de siècle montrent à quel point l’ensemble du territoire est vulnérable, qu’il s’agisse des zones urbaines ou rurales. De plus, entre 1998 et 2008, plus d'une centaine de grandes inondations ont eu lieu en Europe, entraînant la mort de 700 personnes et le déplacement de plus d'un demi-million de personnes. Les inondations sur le territoire français en général et dans le Sud du pays en particulier se font quasi annuelles et exigent de rester particulièrement vigilant.
 
En 2011, en raison d’incessantes précipitations, la préfecture du Var décide d’évacuer 350 personnes à Fréjus pour prévenir un risque d’inondation sur la vallée d’Argens. Les vagues de précipitations successives sont à l’origine, comme l’indique la préfecture, de l’inondation des chaussées sur le littoral et dans l’agglomération de Toulon. De plus, la Giscle (secteur Cogolin, Grimaud et le Golfe de Saint –Tropez) et le Riautor débordent. Six routes sont hors d’usage dans le Var. Du côté des Alpes- Maritimes, la route longeant la mer est coupée entre Antibes et Villeneuve – Loubet. Les intempéries ont jusqu’ici causé la mort d’au moins quatre personnes dans le sud est de la France (bilan au 5 novembre 2011). 
 
En février 2010, la tempête baptisée Xynthia provoque une submersion marine sur les côtes de Charente-Maritime et de Vendée. L’événement se produit au milieu de la nuit, à l’heure où la marée était la plus haute. Les digues censées protéger la côte sont submergées puis cèdent sous la pression de l’eau. Deux communes du littoral sont alors envahies par les eaux qui ont piégé leurs habitants. Une cinquantaine de personnes périssent noyées.
 
Hors de France
 
En 2011, des pluies torrentielles font 23 morts et 6 disparus en Haïti. Les premières victimes sont les sinistrés du séisme qui s’entassent depuis près de 18 mois dans des camps de fortune. Près de 25.000 personnes se retrouvent sans même une tente alors que l‘épidémie de choléra menace de reprendre.

Textes réglementaires

Face au risque d’inondation, l’Etat et les collectivités territoriales ont un rôle de prévention qui se traduit notamment par des actions d’information et une politique d’entretien et de gestion des cours d’eau domaniaux.
 
La commune et le maire ont la responsabilité d’organiser l’occupation des sols et de prévenir leurs administrés sur les risques connus et les interdictions de construire éventuelles. Le plan communal de sauvegarde (PCS) définit, sous l’autorité du maire, l’organisation prévue par la commune pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population. Des exercices de simulation permettent de tester et d’améliorer régulièrement ce plan.
 
L’État, par le biais du ministère chargé de l’Écologie, peut apporter des aides financières pour la réalisation de travaux de protection des lieux habités contre les inondations. Elles s’inscrivent dans le cadre du programme décennal de restauration des cours d’eau décidé par le Gouvernement le 24 janvier 1994. Ces aides sont toutefois limitées à cause d’une réglementation de l’urbanisme prenant en compte le risque d’inondation.
 
Travaux de drainage : l’exécution de travaux dans le lit des cours d’eau, par l’État, les collectivités locales ou les propriétaires, est subordonnée à l’autorisation de l’administration. Cette autorisation relève de l’autorité du préfet. Les propriétaires riverains de cours d’eau non domaniaux ont aussi un rôle essentiel à jouer. Ils ont l’obligation :
 
  • de curer régulièrement le lit, pour rétablir le cours d’eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles ; 
  • d’entretenir les rives leur appartenant ;
  • d’enlever les embâcles et débris, pour maintenir l’écoulement naturel des eaux et assurer la bonne tenue des berges.

 

 

 

Qu’est-ce qu’une vague de froid ?

C’est un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique. L’épisode dure au moins deux jours. Les températures atteignent des valeurs nettement inférieures aux normales saisonnières de la région concernée. Le grand froid, comme la canicule, constitue un danger pour la santé de tous.
Les périodes de grand froid et de très grand froid peuvent être également à l’origine d’autres phénomènes météorologiques aux effets dangereux. La neige et le verglas se forment par temps froid et peuvent affecter gravement la vie quotidienne en interrompant la circulation routière, ferroviaire, fluviale ou encore aérienne.
En France métropolitaine, les températures les plus basses de l’hiver surviennent habituellement en janvier ou février sur l’ensemble du pays. Mais des épisodes précoces (novembre/décembre) ou tardifs (mars) sont également possibles.

Les climatologues identifient des périodes de froid remarquables en tenant compte des critères suivants

  • L’écart aux températures moyennes régionales
  • Les records précédemment enregistrés, l’étendue géographique
  • La persistance d’un épisode de froid
  • La présence de vent amplifiant les températures ressenties.

Quelles sont les situations météorologiques favorisant les vagues de froid ?

Trois scénarios météorologiques principaux peuvent donner des épisodes froids sur l’Europe. Au cours d’une vague de froid, la situation météorologique peut suivre l’un de ces trois scénarios ou les trois successivement.
 
  • Un flux de nord (anticyclone positionné vers l’Islande et le Groenland et dépression sur la Scandinavie) apporte de l’air polaire jusque sur la France. Cette situation dure rarement plus de quelques jours. Elle donne sur l’Hexagone un temps perturbé, instable et assez froid.
  • Un flux d’est ou de nord-est (résultant soit d’un anticyclone situé vers la Scandinavie, soit d’une extension de l’anticyclone de Sibérie) apporte de l’air très froid et sec, accompagné d’un vent d’est ou de nord-est glacial sur notre pays. Cette configuration peut perdurer jusqu’à une dizaine de jours. La sensation de froid est ici renforcée par le vent.  Ce scénario était dominant durant les vagues de froid de février 1956 et de janvier 1963 (deux des plus marquantes depuis 1950).
  • Un flux d’est ou de nord-est froid humide et perturbé apporte de la neige sur tout le pays, y compris sur le littoral méditerranéen. L’action de l’anticyclone situé sur l’Europe du nord (Scandinavie ou extension de l’anticyclone de Sibérie) est contrariée par une zone dépressionnaire généralement positionnée sur l’Europe du sud. Cette situation peut durer jusqu’à une semaine. Au cours des éclaircies nocturnes, les températures peuvent atteindre des valeurs remarquablement basses sur les sols enneigés. 

Ce scénario était dominant durant les vagues de froid de janvier 1985 et janvier 1987.

Exemples historiques

Le 2 février 2012, après six jours, la vague de froid qui frappe l'Ukraine fait 43 morts. Les corps de la plupart des victimes (28) sont découverts en pleine rue. Des centaines d’Ukrainiens demandent une aide médicale en raison d'engelures et hypothermie et quelque 720 d'entre eux ont été hospitalisés. Les écoles ferment en raison du froid dans 16 régions du pays sur un total de 27. A Kiev, les températures dégringolent à -23°C.

En 2010, la Grande-Bretagne enregistre des records de froid avec un mercure descendu à -17,3°C au pays de Galles, tandis que le nord du pays et l'Irlande continuent à voir d'importantes chutes de neige entrainant des perturbations à l’aéroport de Dublin.

En février 2008, en Afghanistan, l’hiver le plus rigoureux des 30 dernières années a coûté la vie à plus de 800 personnes et a eu un impact dévastateur sur le secteur agricole. Plus de 300.000 animaux sont décédés en un mois.

En janvier 1985, la vague de froid qui frappe l'Europe dure plusieurs jours. Le 3 janvier, le Nord-est de la France reçoit ce grand froid. Ce dernier descend ensuite sur le reste du territoire. Cet air glacial dure jusqu'au 17 janvier. Lors de ce grand froid accompagné de neige, on enregistre -17°C à Toulouse ou encore -22°C à Nevers. A la suite de cette vague de froid, 150 personnes trouvèrent la mort en France. Les gelées en continu feront, comme en 1956, éclater des canalisations d'eau.

Lors de l'hiver 1954, une première vague de froid accompagnée de chutes de neige s'abat, notamment, sur le Nord et le Nord-est de la France du 1er au 9 janvier. Du 22 janvier au 7 février, le froid se fait plus rigoureux et plusieurs cours d’eau gèlent. En février, une seconde vague de froid (accompagnée d’une tempête de neige sur Languedoc-Roussillon du 5 au 6 février) concerne cette fois toute la France. Le gel des cours d’eau persiste et à Dunkerque, une banquise se forme. On enregistre jusqu'à -30°C à Wissembourg, ainsi que -13°C à Paris. C’est dans ce contexte que l’abbé Pierre prononce à la radio son message d’alerte connu, depuis, comme l’appel de 1954.

Plan Grand froid

Le gouvernement recommande, dans le cadre du Plan Grand froid, de caler les mesures prises par les préfectures (renforcement des équipes mobiles, accueils de jour ouverts la nuit, renforcement des 115 et mobilisation de capacités supplémentaires) sur la base des trois niveaux météorologiques suivants : 
 
  • niveau 1 lorsque la température ressentie  minimale du jour est comprise entre -5°C  et – 10°C ; 
  • niveau 2 lorsque la température ressentie minimale du jour est comprise entre – 10°C et – 18°C ; 
  • niveau 3 lorsque la température ressentie minimale du jour est inférieure à – 18°C  Le niveau 3 correspond à un niveau de crise exceptionnelle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’un incendie ?

On parle d’incendie de forêt lorsque le feu concerne une surface minimale de 0,5 hectare d’un seul tenant, et qu’une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite
 

La dénomination vaut aussi pour les incendies des formations subforestières de plus petite taille
 
  • Le maquis, formation fermée et dense sur sol siliceux 
  • La garrigue, formation plutôt ouverte sur sol calcaire 
  • Les landes, formations sur sols acides, assez spécifiques de l’ouest de la France (Vendée et Bretagne), composées de genêts et de petits arbustes.
 
Généralement, la période de l’année la plus propice aux feux de forêt est l’été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d’une faible teneur en eau des végétaux s’ajoute une forte fréquentation de ces espaces. Mais en fin d’hiver et début de printemps, une autre période de danger peut se développer notamment dans le massif landais ou dans les zones de moyenne montagne.
 
Un feu de forêt peut être d’origine naturelle (dû à la foudre ou à une éruption volcanique) ou humaine : soit de manière intentionnelle (conflit d’occupation du sol, pyromanie...), ou bien résultant d’une imprudence (barbecue, mégot de cigarette, feu d’écobuage mal contrôlé, travaux...). Il peut également être provoqué par des infrastructures (ligne de transport d’énergie, dépôt d’ordure, ligne de chemin de fer, etc.).

Comment un incendie se développe-t-il ?

Pour qu’il y ait inflammation et combustion, trois facteurs doivent être réunis
 
  • Présence d’un combustible, qui peut être n’importe quel matériau pouvant brûler
  • Présence d’une source externe de chaleur (flamme ou étincelle) 
  • Présence d’oxygène pour alimenter le feu.
 
Un feu peut prendre différentes formes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe.
 
  • Les feux de sol. Ils brûlent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible.
  • Les feux de surface. Ils consument les strates basses de la végétation, c’est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement ou convection et affectent la garrigue ou les landes.
  • Les feux de cimes. Ils atteignent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu qui libèrent en général de grandes quantités d’énergie. Leur vitesse de propagation est très élevée et ils sont particulièrement intenses et difficiles à contrôler lorsque le vent est fort et le combustible sec.

Exemples historiques

Lors des dernières années, les surfaces touchées par le feu en métropole ont été globalement limitées. Ainsi, en 2011, 9 800 hectares ont été parcourus, dont 4 500 hectares en région méditerranéenne.

Si le contexte climatique estival a généralement été favorable, cette tendance traduit l’utilité des efforts conduits en matière d’aménagement du terrain, de surveillance et de mobilisation préventive du dispositif de lutte.

En 2003, 73 300 hectares avaient été touchés par le feu en France, dont 61 400 hectares pour les seuls départements méditerranéens (il s’agit du maximum atteint depuis 1973, année de mise en œuvre de l’opération statistique « Prométhée »). 20 900 hectares avaient aussi été touchés en Haute-Corse, et 18 800 hectares dans le Var, où 10 personnes avaient trouvé la mort.

Textes réglementaires

Le préfet et le maire se partagent l’information préventive du citoyen, des scolaires, des professionnels. La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L 125.2 du Code de l’environnement.

Sous l’autorité du préfet deux documents d’information des populations sont réalisés, généralement par les services interministériels de défense et de protection civile (SIDPC).

  • Les dossiers départementaux des risques majeurs (DDRM) recensent à l’échelle d’un département l’ensemble des risques par commune. Ils expliquent les phénomènes et présentent les mesures de sauvegarde. 
  • Les dossiers communaux synthétiques (DCS) situent les risques dans chaque communeau moyen de cartes au 1:25 000 et rappellent les évènements historiques, ainsi que les mesures de sauvegarde. 
  • Dans les départements concernés (32 départements du Sud de la France), le plan de protection des forêt contre les incendies, arrêté par le préfet, définit la stratégie de prévention des incendies adoptée par les pouvoirs publics. Ce plan est consultable en préfecture ou en s’adressant à la direction départementale des territoires (DDT ou DDTM). 
  • Les dossiers d’information communaux sur les risques majeurs (DICRIM) sont établis par le maire. Ils complètent les informations contenues dans les précédents documents par les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Ils peuvent être accompagnés d’un plan de communication comprenant une campagne d’affichage et une campagne d’information. Disponibles en mairie, ces documents ne sont pas opposables aux tiers.

Le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche finance les actions de surveillance et d’équipement des massifs forestiers du Sud de la France. En 2010, ces actions, celles de l’ONF et l’intervention de l’Union Européenne (FEADER et FEDER) représentent près de 30 millions d’euros.
 
L’Etat emploie des ouvriers forestiers spécialisés en matière de défense des forêts contre les incendies (DFCI) encadrés par des cadres de l’Office National des Forêts (ONF). Différentes prestations sont fournies par les agents de l’O.N.F. selon les départements à la demande des préfets / Directions Départementales Interservices ( : patrouilles préventives dans les massifs, Cellule Forestière d’Appui sur grand incendie (cartographie informatique en direct des feux et aide à la prévision), Equipes de guidage des moyens et de reconnaissance, Equipe Pluridisciplinaire d’Investigation sur l’Origine des Incendies de Forêts (équipe d’enquête mixte forestiers - gendarmes), équipe de feux tactiques, etc.
 
Certains conseils généraux emploient des agents territoriaux spécialisés en DFCI et appelés sapeurs forestiers (véhicules jaunes).
 
Enfin des bénévoles regroupés dans des Comités communaux de feux de forêt (CCFF, véhicules orange) peuvent participer à des actions de DFCI en période de danger météo.
 
Dans le domaine de la lutte, qui relève au premier chef des sapeurs pompiers des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), le ministre de l’intérieur mobilise pour renforcer l’action de ses derniers des moyens nationaux aériens (23 avions bombardiers d’eau, 3 avions de reconnaissance et d’investigation, 40 hélicoptères) ou terrestres (1 500 personnels des formations militaires de la sécurité civile). Le ministère de l’intérieur finance également la mise en œuvre de renforts interdépartementaux lorsqu’ils s’avèrent nécessaires.
 
 

 

Qu’est-ce qu’une éruption volcanique ?

Un volcan est un relief terrestre ou sous-marin formé par l’éjection et l’empilement de matériaux issus de la montée d’un magma sous forme de lave et de tephras tels que les cendres. 
On compte environ 1 500 volcans terrestres actifs, dont une soixantaine en éruption par an. Les volcans sous-marins sont les plus nombreux. 
Le volcanisme représente, avec les séismes, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. La quasi-totalité du volcanisme dans le monde se situe aux frontières entre deux plaques. Un second type de volcanisme, dit de point chaud, est indépendant de ces mouvements de plaques. 
Le volcanisme est toujours le résultat d’une remontée en surface d’un magma profond, mais ses manifestations en surface peuvent différer d’une éruption à une autre.

Comment ça marche ?

On distingue deux types d’éruptions : explosives ou effusives qui toutes deux occasionnent de nombreuses manifestations en surface :
 
  • Les nuées ardentes. Ce sont des émissions brutales et dirigées d’un mélange constitué de gaz brûlants transportant des roches à plus de 800 °C, les tephras, typiques d’un volcanisme explosif.
  • Les coulées de lave. Leur température moyenne est de 1 000 °C, et elles sont caractéristiques des éruptions effusives.
  • Les émanations de gaz. Elles se produisent aussi bien au cours d’une éruption explosive, qu’au cours d’une éruption effusive. 
 
Des phénomènes annexes s’ajoutent parfois aux éruptions. Le plus important d’entre eux est la coulée de boue, conséquence d’un fort apport d’eau de pluie sur des cendres volcaniques. 
Des séismes peuvent également accompagner les éruptions volcaniques et provoquer des glissements de terrain. 
Enfin, s’ils se produisent dans la mer ou à proximité de la côte, les explosions violentes, les séismes, les éruptions volcaniques sous-marines ou les glissements de terrain peuvent être à l’origine de raz-de-marée, aussi appelés tsunamis.


Exemples historiques

Le 20 mars 2010, le volcan islandais Eyjafjöll, situé dans le sud de l'île à 160 km au sud-est de Reykjavik, entre en éruption. Selon l’Institute of Earth Sciences d’Islande, l’éruption avait été précédée de quelques semaines d’une intense sismicité et d’un fort taux de déformation. Culminant à 1 666 mètres d'altitude, sa dernière éruption remontait à 1821. Elle avait duré alors plus d'un an et s’en était suivie par celle du Katla (un volcan voisin). 
 
Depuis 1995, la Soufrière, à Montserrat (Antilles), a entraîné l’évacuation des deux tiers de l’île et la capitale, Plymouth, a été complètement détruite.
 
En 1902, en Martinique, des nuées ardentes provenant de la Montagne Pelée firent 29 000 morts et détruisirent les villes de Saint-Pierre et de Morne Rouge.
 
En l’an 79, le Vésuve a détruit entièrement la ville de Pompéi.

Textes réglementaires

La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent (article L125.2 du Code de l’environnement). 
Sous l’autorité du préfet, deux documents d’information des populations sont réalisés, généralement par les services interministériels de défense et de protection civiles (SIDPC). 
Les dossiers départementaux des risques majeurs (DDRM) recensent à l’échelle d’un département l’ensemble des risques par commune. Ils expliquent les phénomènes et présentent les mesures de sauvegarde. 
Les dossiers communaux synthétiques (DCS) situent les risques dans chaque commune, au moyen de cartes au 1:25 000 et rappellent les évènements historiques, ainsi que les mesures de sauvegarde. 
Les dossiers d’information communaux sur les risques majeurs (DICRIM) sont établis par le maire. Ils complètent les informations contenues dans les précédents documents par les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Ils doivent être accompagnés d’un plan de communication comprenant une campagne d’affichage et une campagne d’information. Disponibles en mairie, ces documents ne sont pas opposables aux tiers.

 

Qu’est-ce qu’un cyclone ?

Un cyclone se caractérise par des pluies diluviennes et des vents très violents, qui peuvent atteindre 350 km/h. Provoqués par une chute importante de la pression atmosphérique, les cyclones, phénomène des régions tropicales, sont des tourbillons de grande échelle. Compte tenu de leur force, de leur étendue, et des zones où ils se produisent, les cyclones ont des conséquences dévastatrices sur les populations et les infrastructures.

Comment vit un cyclone ?

Plusieurs conditions doivent se conjuguer pour qu’un cyclone naisse et se développe. Au niveau thermique, la température de la mer doit être supérieure à 26°C sur une épaisseur minimale de 50 m. Au niveau géographique, le cyclone doit être suffisamment éloigné de l’équateur – au minimum de 550 km – là où la force de Coriolis cesse d’être nulle. Enfin, l’humidité doit être forte car elle est indispensable à la formation des nuages cumulo-nimbus.
Le cyclone est constitué d’une énorme masse nuageuse, en spirale, pouvant s’étendre sur un rayon de 500 à 1 000 km. Le rayon de sa zone la plus dangereuse, qui entoure l’œil d’un véritable « mur de nuage », peut atteindre 150 km.


© Prim.net 

Environ 80 à 85 cyclones se produisent chaque année selon les statistiques des trente dernières années. Environ la moitié d’entre eux – 45 –, dépasse le seuil d’ouragan, c’est-à-dire lorsqu’en vent maximal soutenu, la vitesse est supérieure à 117 km/h.
Les deux hémisphères, nord et sud, sont très inégalement touchés par les cyclones tropicaux : 70 % pour le premier et 30 % pour le second.

Les noms des cyclones

  • Le centre de Miami utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le premier ouragan de l’année porte un nom commençant par la lettre A. 
  • Le centre météorologique de l’île de la Réunion attribue aux tempêtes tropicales et cyclones des prénoms d’origine française, malgache ou mauricienne. 
  • Les tempêtes tropicales et cyclones du nord de l’océan Indien ne sont pas désignés par un prénom mais un numéro d’identification suivi d’une lettre, A ou B, selon que le phénomène se forme en mer d’Arabie ou dans le golfe du Bengale. 
  • Les typhons du Pacifique nord-ouest, du sud-est de l’océan Indien, du nord de l’Australie et du Pacifique sud-ouest portent un nom pris dans quatre listes sans initialisation annuelle.

Exemples historiques

Le Typhon Washi, le 16 décembre 2011 : Washi frappe les Philippines. Des villages entiers sont balayés, des routes et des ponts détruits. La Croix-Rouge philippine estime le bilan humain à plus d’un millier de morts et compte des centaines de disparues.

L’Ouragan Irène, le 20 août 2011 : Irène, classé catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson (qui en compte 5) frappe les Antilles, la côte-est des Etats-Unis et le Canada (surtout le Québec). Irène, qui entraîne pluies diluviennes et inondations, cause la mort de 55 personnes. 

Le Cyclone Yasi, le 3 février 2011 : Yasi frappe le nord-est de l’Australie avec des rafales de vent frôlant les 300 km/h. Dans la zone côtières, les toitures sont arrachées, les arbres déracinés et les câbles électriques détruits, 175 000 foyers du Queensland sont privés d‘électricité (un Etat déjà sinistré par de gigantesques inondations à la fin de l’année dernière). Cette tempête tropicale a été classée de catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson. 

L’Ouragan Katrina, le 29 août 2005 : Katrina est un des ouragans les plus puissants à avoir frappé les Etats-Unis. Il rejoint les côtes à proximité de La Nouvelle-Orléans le 29 août 2005. Son œil est large de 40 kilomètres et ses vents atteignent 280 km/h. Au large, des vagues de 11 mètres ont pu être observées. Il dévaste et inonde le sud de la Louisiane et du Mississippi. Le bilan humain est très lourd : 1 075 morts, dont 799 pour la Louisiane, 219 pour le Mississippi et 19 en Floride.

Le Cyclone Hugo, le 16 septembre 1989 : Hugo frappe l’île de la Guadeloupe. Les vents atteignent les 330 km/h. Les dégâts sont considérables : 23 morts, 21 000 personnes se retrouvent sans abri et le coût des réparations s'élèvera à plus de 120 millions de francs. 

Textes réglementaires

La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L 125.2 du Code de l’environnement. Établi sous l’autorité du Préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le Préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’État mises en place. Le maire élabore un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM pour en savoir plus, consultez le mémento du maire ). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affichage. Ces deux documents sont disponibles en mairie. Le plan de communication établi par le maire peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargés de l’environnement et de la sécurité civile.

 

 

 

Qu'est-ce qu'une canicule ?

La canicule se définit comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et la durée.

Comprendre le phénomène

Ma santé peut être en danger quand ces 3 conditions sont réunies:
 
  • il fait très chaud
  • la nuit, la température ne descend pas, ou très peu
  • cela dure plusieurs jours.

Quels sont les risques liés à la canicule ?

L’exposition d’une personne à une température extérieure élevée, pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications
Le corps humain peut voir ses capacités de régulation thermique dépassées et devenir inefficaces. Les périodes de fortes chaleurs sont alors propices aux pathologies liées à la chaleur, à l’aggravation de pathologies préexistantes ou à l’hyperthermie. Les personnes fragiles et les personnes exposées à la chaleur sont particulièrement en danger.
 
  • Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs. Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur (hyperthermie – température supérieure à 40°C avec altération de la conscience).
  • En ce qui concerne l’enfant et l’adulte, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation.
  • Chez les travailleurs manuels, travaillant notamment à l’extérieur, le corps exposé à la chaleur transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Il y a un risque de déshydratation.

Quelles sont les personnes à risque ?

  • Les personnes âgées de plus de 65 ans.
  • Les nourrissons et les enfants, notamment les enfants de moins de 4 ans.
  • Les travailleurs manuels, travaillant notamment à l’extérieur (BTP, maçons, etc.).

D’autres personnes sont également susceptibles d’être plus à risque en période de canicule

  • Les personnes confinées au lit ou au fauteuil.
  • Les personnes souffrant de troubles mentaux (démences), de troubles du comportement, de difficultés de compréhension et d’orientation ou de pertes d’autonomie pour les actes de la vie quotidienne.
  • Les personnes ayant une méconnaissance du danger.
  • Les personnes sous traitement médicamenteux au long cours ou prenant certains médicaments pouvant interférer avec l’adaptation de l’organisme à la chaleur.
  • Les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologies aiguës au moment de la vague de chaleur.
  • Les personnes en situation de grande précarité, les personnes non conscientes du danger.

Exemples historiques

En 2003, durant l’été, la France a connu une canicule exceptionnelle qui a entraîné une surmortalité estimée à près de 15 000 décès. Le pays n’avait jamais été confronté à de telles conséquences sanitaires engendrées par une chaleur extrême. Ce phénomène a révélé la nécessité d’adapter le dispositif national de prévention et de soins et de mettre en place le Plan Canicule.

En 2006, la France a connu une autre vague de chaleur importante. Une étude menée conjointement par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a permis de démontrer que l’excès de mortalité observé en juillet 2006 et lié à cette vague de chaleur a été trois fois moins important que ce qu’il aurait été au regard des études antérieures de modélisation chaleur/mortalité (2000 au lieu de 6500). Cette réduction importante observée sur la mortalité attendue face à une telle vague de chaleur découle probablement de l’appropriation, par les citoyens, des messages de prévention diffusés par les autorités publiques.

L’épisode de canicule survenu au mois d’août 2009 a été une nouvelle occasion de confirmer la robustesse de ce plan.

Plan Canicule

Depuis 2004, le Plan Canicule est révisé et amélioré chaque année. En savoir plus
 
Ce plan national comporte trois niveaux :
 
  • Le premier est un niveau à périodicité annuelle obligatoire du 1er juin au 31 août : la veille saisonnière.
  • Lorsqu’une vague de chaleur est prévue ou en cours, le niveau de mise en garde et d’actions (MIGA) est activé par le Préfet. Il rappelle à la population les actions de mise en garde individuelle à mettre en œuvre. A ce niveau correspond une série d’actions préventives qui sont réalisées par les services publics de façon adaptée à l’intensité et à la durée du phénomène .
  • Dans le cas où la canicule s’accompagne de conséquences qui dépassent le champ sanitaire, le niveau de mobilisation maximale est activé.
Attention canicule : personnes âgées (INPES) vidéo publiée par soignerorg
 
Attention canicule : adultes et enfants (INPES) vidéo publiée par soignerorg

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