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Accident industriel

Qu’est-ce qu’un accident industriel ?

  • Il s’agit d’un événement accidentel se produisant sur un établissement industriel.
  • Les conséquences de l’accident pour le personnel, les populations avoisinantes, les animaux (domestiques ou de rente), les biens et/ou l’environnement peuvent être plus ou moins importantes.

Quels sont les effets possibles d’un accident industriel ?

  • Les effets thermiques. Ils sont liés à une explosion ou à la combustion d’un produit inflammable. Il en résulte des brûlures plus ou moins graves.
  • Les effets mécaniques (blast, bleve). Ils résultent d’une surpression suite à une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion. Les lésions aux tympans, aux poumons, en sont les conséquences principales.
  • Les effets toxiques. Une fuite de substance toxique (chlore, ammoniac, phosgène, acide, etc.) dans une installation peut, par inhalation, par contact avec la peau ou les yeux, ou par ingestion provoquer de graves lésions. Les effets peuvent être, par exemple, un œdème aigu du poumon, une atteinte du système nerveux ou des brûlures chimiques cutanées ou oculaires.

Les entreprises pouvant être à l’origine d’accidents sont regroupées en deux familles

  • Les industries chimiques. Elles produisent des produits chimiques de base, des produits destinés à l’agriculture (notamment les produits phytosanitaires et les engrais) et les produits pharmaceutiques et de consommation courante (eau de javel, etc.).
  • Les industries pétrochimiques. L’ensemble des produits dérivés du pétrole (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfié) en sont issus.

Qu'est-ce qu'un site classé Seveso?

La directive 2012/18/UE du 4 juillet 2012, dite directive Seveso 3 (c’est la 3ème directive de ce nom), relative aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses, est entrée en vigueur le 1er juin 2015.

Elle relève d’une politique européenne commune en matière de prévention des risques industriels majeurs. Elle impose des réglementations strictes visant à prévenir les risques d’accident et leurs conséquences. Elle s’applique à certains sites comportant des installations classées pour l’environnement (ICPE).

Les sites soumis à la directive Seveso (environ 1200 en France) se répartissent selon deux types d’établissements,  en fonction des quantités et des types de produits dangereux qu'ils accueillent : les établissements classés Seveso seuil haut (les plus à risques) et les établissements classés Seveso seuil bas.

Les mesures de sécurité et les procédures varient en fonction des matières dangereuses utilisées et de leurs quantités présentes sur le site qui définissent ces seuils. Les prescriptions applicables à chaque site sont ainsi définies au cas par cas par un arrêté préfectoral, sur la base d’arrêtés ministériels, après étude de dangers.

Ces mesures de sécurité consistent notamment en :

- la réduction des risques à la source par la diminution des quantités stockées ou le choix des procédés utilisés ;

- la mise en place de dispositifs de sécurité de nature à réduire les risques d’accident (confinement des installations dangereuses, organes de coupure, …)

- la mise en place d’une organisation de la sécurité  (contrôles réguliers des installations, maintenance, formation du personnel, plans d’urgence,…) au sein de l’établissement industriel concerné. Elles peuvent également comprendre  la mise en place de barrières de protection physique et  des mesures de surveillance des accès aux sites dangereux (gardiennage, caméras de surveillance).

Pour les sites existants classés seuil haut, les plans de prévention des risques technologiques (PPRT, mis en place en 2003) participent également à la politique de maîtrise des risques sur les territoires sur lesquels ils sont implantés. L’objectif est d’améliorer la coexistence de ces sites industriels avec leurs riverains. 

 

 

Exemple historique

Le 21 septembre 2001, à Toulouse (Haute-Garonne), une explosion sur le site industriel AZF creuse un cratère de près de 30 mètres de diamètre et d’une dizaine de mètres de profondeur. Par sa déflagration le stock d’environ 300 - 400 tonnes de nitrate d’ammonium destiné à la production d’engrais, provoque la mort de 30 personnes et fait plus de 2000 blessés. Les destructions matérielles frappent le sud-ouest de la ville et touchent des logements, une piscine, un gymnase, un lycée, un hôpital… L’explosion a, par ailleurs, entraîné une secousse correspondant à un séisme de 3,4 degrés sur l’échelle de Richter.

Textes réglementaires

La directive SEVESO 3, pour une prévention des risques industriels majeurs
 

 

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