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Séisme

Qu’est-ce qu’un séisme ?

Un séisme (ou tremblement de terre) correspond à une fracturation (processus tectonique aboutissant à la formation de fractures des roches en profondeur), le long d’une faille généralement préexistante. Cette rupture s’accompagne d’une libération soudaine d’une grande quantité d’énergie qui se traduit en surface par des vibrations plus ou moins importantes du sol.
Les vibrations du sol peuvent induire des mouvements de terrain ou la liquéfaction des sols et provoquer également des raz de marée ou tsunamis si leur origine est sous-marine.

Face à ces effets, on dénombre trois sortes d’enjeux

  • Humains, car le séisme est le risque majeur potentiellement le plus meurtrier en France.
  • Economiques, du fait des détériorations et des dommages aux habitations, aux usines, aux bâtiments commerciaux, bâtiments publics et infrastructures.
  • Environnementaux, suite aux mouvements des sols qui peuvent par ailleurs provoquer des pollutions industrielles par l'endommagement des usines.

Comment ça marche ?

La fracturation des roches en profondeur est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, créant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint. Les efforts tectoniques peuvent occasionner des déplacements au niveau d’une faille, lieu du « foyer ». À la surface du sol, le point situé à la verticale du foyer est appelé épicentre.
 
Le foyer peut être situé à faible profondeur de quelques kilomètres seulement, on parle alors de séisme superficiel. S’il se situe à grande profondeur, c’est-à-dire à plusieurs dizaines, voire à des centaines de kilomètres, on parle alors de séisme profond.
 
Le séisme est d’autant plus violent en surface que la quantité d’énergie emmagasinée au niveau de la faille avant le séisme est importante et que la faille est proche de la surface.

 L’échelle de Richter

L’échelle de Richter, établie par Charles Richter, mesure la magnitude des séismes qui est évaluée à partir de l’amplitude des ondes sismiques enregistrées sur le sismographe. Elle sert de référence sur le plan scientifique mais au plan pratique, une seconde échelle dite « d’intensité » est plus utilisée.

Exemples historiques

En avril 2011, un séisme de magnitude 7,1 se produit dans l'océan Indien à 300 km au sud de l'île de Java.

Le 11 mars 2011, un séisme d'une magnitude de 8,9 a touché le Japon. S’en suivra la catastrophe de Fukushima (voir « Accident nucléaire).

Le 12 janvier 2010 à Haïti, le très important séisme de magnitude 7,0 survenu non loin de Port-au-Prince. Un bilan fait état de plus de 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 millions de sans-abris.

Dans la nuit du 5 au 6 Avril 2009 en Italie un séisme, de magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter est survenu dans la région des Abruzzes, à proximité de la ville de l’Aquila, à une centaine de kilomètres au Nord-Est de Rome. Il a fait près de 300 morts et quelque 58 000 sans-abri.

Le 26 décembre 2003, en Iran, la ville de Bam est frappée par un séisme d’une magnitude de 6,3. On dénombre 26 000 morts et la ville est détruite à 80 %.

Le 13 août 1967, à Arette dans les Pyrénées-Atlantiques, un séisme d’un niveau de 5,3 sur l’échelle de Richter fait 1 mort et 2000 habitations sont endommagées.

Le 11 juin 1909, dans le Sud-Est de la France, un séisme d’une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter fait 46 morts et 2000 constructions sont endommagées. 

Le 8 février 1843 en Guadeloupe, un séisme très puissant de magnitude estimée entre 7,5 et 8 détruit la ville de Pointe-à-Pitre.

Le 11 janvier 1839 en Martinique, un séisme d'une magnitude estimée entre 7 et 7,5 provoque de nombreux dégâts dans toute l'île et entraine la mort de nombreuses personnes.

Textes réglementaires

Au niveau communal, c’est le maire, détenteur des pouvoirs de police, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. À cette fin, il prend les dispositions lui permettant de gérer la crise et peut, si nécessaire, faire appel au préfet, représentant de l’État dans le département.
En cas de séisme, lorsque plusieurs communes sont concernées, les plans de secours départementaux (tels les plans ORSEC) sont mis en application, conformément à la loi du 22 juillet 1987 et celle du 13 Août 2004. Ils fixent l’organisation de la direction des secours et permettent la mobilisation des moyens publics et privés nécessaires à l’intervention. Ils prévoient notamment l’organisation des transports, de la circulation, de l’accueil et de la protection des sinistrés, ainsi que de la surveillance contre le pillage.
Dans chaque département, c’est le préfet qui élabore et déclenche les plans de secours ; il est directeur des opérations de secours. Lorsqu’elles intéressent le territoire de plusieurs départements, le Premier ministre peut placer le pilotage des opérations de secours sous la direction du représentant de l’État dans l’un de ces départements ou recourir au préfet de la zone de défense concernée.
Il existe une veille permanente assurée par des centres départementaux, interrégionaux (ce sont les zones de défense) et nationaux. Leur coordination est assurée par la direction de la défense et de la sécurité civile du ministère de l’Intérieur.