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La tempête Xynthia

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la France a connu une des tempêtes les plus dévastatrices depuis celle de 1999 avec un bilan de 53 morts. La tempête Xynthia est le résultat de la conjonction de vents violents ayant atteint jusqu’à 160 km/h et d’un fort cœfficient de marée ayant entraîné des inondations dramatiques en Vendée et en Charente-Maritime. (crédit photo : Jean-Pierre Muller/AFP)


Face à l’ampleur des dégâts matériels et humains, le Premier ministre, François Fillon, a rapidement qualifiée la tempête de « catastrophe nationale » et le gouvernement a mis en place des mesures pour aider les sinistrés :

  • déblocage de 3 millions d’euros pour faire face aux dépenses immédiates des victimes de la tempête ;
  • prêts de 100 à 500 000 euros pour les constructeurs de bateaux de plaisance touchés par la tempête ;
  • mise en place d’un « plan digues » et d’un « plan spécial » en faveur des ostréiculteurs ;
  • désignation d’un médiateur national pour conseiller les victimes dans leurs discussions avec les assurances.

Dès le 2 mars 2010, l’état de « catastrophe naturelle » a été reconnu pour les départements des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la Vendée et de la Charente-Maritime. Vous pouvez consulter l’arrêté sur le site de Légifrance

Les contrats d’assurance de biens multirisques habitations ou entreprises, assurant contre les tempêtes, couvrent :

  • les dégâts causés par la pluie à l’intérieur d’un bâtiment et ne nécessite pas la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
  • les dommages matériels causés par les inondations qui sont pris en charge par les assureurs dès que la catastrophe naturelle est déclarée par arrêté ministériel.
  • les dégâts causés par le vent sur les camions, voitures ou tracteurs sont remboursés si le contrat comporte une garantie incendie ou dommage.

Pour en savoir plus sur l’indemnisation et les démarches à effectuer auprès de votre assureur, vous pouvez consulter : le site service public et le site de la fédération française des sociétés d’assurance.

Pour signaler les sinistres, les assureurs ont décidé de prolonger le délai de déclaration du sinistre jusqu’au 31 mars. Il est conseillé de décrire précisément les dégâts (par téléphone, par mail ou par lettre recommandées) et de prendre des photos quand cela est possible. Les sinistrés qui ont subis des dommages dont le montant est égal ou inférieur à 2000 euros seront remboursés avant trois mois par leur assurance. Ceux qui sont en grande difficulté pourront recevoir des avances sur indemnisation.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site des préfectures de la Vendée et des Deux-Sèvres ainsi que le site du ministère du logement sur lequel se trouvent des conseils pour les personnes sinistrées après une inondation. En France, une commune sur trois est considérée comme inondable. Le risque d’inondation est le premier risque naturel en France. Pour en savoir plus sur le risque d’inondation et de tempête vous pouvez consultez la fiche « inondation » et la fiche « tempête » sur le portail Risques.