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Chili : Blackout pour les deux tiers de la population

10 des 17 millions de Chiliens ont été plongés dans le noir durant 3 heures samedi 24 septembre 2011, suite à une panne d’électricité géante. La lumière a disparu dans la capitale Santiago vers 20h30 heure locale, et dans les régions depuis l’Atacama au nord jusqu’au Maule dans le centre-sud.

(crédit photo : SIPA/Aliosha Marquez/AP)


La capitale, qui compte six millions de chiliens, a été particulièrement perturbée : métro évacué, téléphone coupé, circulation routière sous tension, un match de football suspendu. Un poste de péage routier a été braqué tandis qu’un supermarché de la banlieue nord était pris d’assaut par des pilleurs. Les feux de signalisation étant à l’arrêt, des policiers ont été déployés sur les grands carrefours de la ville, tandis que la population était invitée à rester chez elle.

L’électricité est progressivement revenue dans les heures suivant le blackout. Une heure après pour certains secteurs de Santiago et environ deux heures plus tard dans des régions comme Valparaiso (centre), le Maule ou Atacama. « La production d’électricité a été rétablie dans tout le pays, et la distribution à plus de 90% », a déclaré trois heures après la coupure le ministre de l’Energie Rodrigo Alvarez.

Selon l’Office national des urgences du Chili (Onemi), la panne était due à un dysfonctionnement dans le système central d’interconnexion. Mais sa cause précise était inconnue, selon le ministre. Elle s’est doublée d’un problème dans le système informatique de récupération, « ce qui ne s’était jamais produit auparavant », a-t-il déclaré. Interrogée sur la possibilité d’un acte de sabotage, le préfet de Santiago Cecilia Perez a dit n’avoir « aucun élément allant dans ce sens ».

La dernière grande panne similaire d’électricité au Chili s’était produite en mars 2010, imputée officiellement alors aux dommages infligés au système électrique par le puissant tremblement de terre du 27 février, de magnitude 8,8, qui avait fait plus de 500 morts. Les autorités avaient à l’époque averti que l’instabilité du réseau pourrait durer de longs mois.